Mode des femmes de 1940 : Les secrets cachés de l’élégance sous l’occupation

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Mode des femmes de 1940 : Les secrets cachés de l’élégance sous l’occupation
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La mode femme 1940 représente l’une des périodes les plus contraignantes de l’histoire de la mode française. Sous l’occupation, notre industrie textile fut forcée de livrer 300 000 tonnes de textiles et 6 millions de paires de chaussures aux occupants, laissant notre population dans une pénurie sans précédent.

Face à ces restrictions, nous avons été témoins d’une créativité extraordinaire dans la tenue femme seconde guerre mondiale. Les Françaises ont transformé des rideaux en robes élégantes et, plus étonnant encore, ont dessiné des lignes sur leurs jambes à l’eye-liner pour simuler des bas. En effet, le rationnement strict limitait la garde-robe féminine à deux robes, deux tabliers et six paires de bas.

Dans cette période sombre de la mode année 1940 femme, nous avons observé l’émergence d’une nouvelle approche de l’élégance. Les magazines comme Marie Claire sont devenus de précieux guides, enseignant aux femmes l’art de rester élégantes malgré les restrictions. Cette époque a marqué un tournant décisif, notamment avec l’adoption des fibres synthétiques comme la rayonne et la viscose, qui ont révolutionné la façon dont nous concevons la mode aujourd’hui.

Les contraintes matérielles qui ont façonné la mode année 1940 femme

Dans les années sombres de l’Occupation, la création vestimentaire française s’est trouvée brutalement étouffée par des contraintes matérielles sans précédent. Les conventions d’armistice ont imposé un lourd tribut : l’Allemagne exigeait que la France fournisse 300 000 tonnes de textiles et 6 millions de paires de chaussures. Ces prélèvements massifs ont directement précipité l’industrie textile française dans une crise profonde qui allait transformer radicalement la mode femme 1940.

La pénurie des textiles traditionnels

La défaite de juin 1940 a provoqué un effondrement immédiat des ressources textiles. La ligne de démarcation a fragmenté le territoire, empêchant de nombreuses femmes de s’habiller à Paris et contraignant la clientèle à se rabattre sur des couturières locales rapidement débordées. Même Lyon, capitale historique de la soie, n’a pu maintenir sa production : les tissus précieux disparaissaient des comptoirs ou partaient directement vers l’Allemagne, comme en témoignent les expéditions massives destinées au maréchal Hermann Göring.

Dès 1941, la situation est devenue critique. La soie, réquisitionnée pour fabriquer parachutes, cordes et filets militaires, a rendu les bas introuvables – accessoire dont l’absence a peut-être été la plus cruellement ressentie dans la tenue femme seconde guerre mondiale. En réaction, de nombreuses Françaises se teignaient les jambes avec du thé pour imiter la soie ou traçaient simplement un trait d’eyeliner derrière leur mollet pour simuler la couture du bas.

Le rationnement et ses règles strictes

Le système de rationnement, initialement prévu dès mars 1940, n’a pu être mis en place qu’après la défaite. C’est le 23 septembre 1940 que les cartes d’alimentation ont été instituées dans toute la France, suivies le 1er juillet 1941 par la première carte spécifique aux produits textiles.

Ce système comportait trois niveaux de contrôle : la carte individuelle donnant droit à des quantités déterminées, les coupons permettant d’obtenir un approvisionnement mensuel, et les tickets constituant la « monnaie » quotidienne du rationnement. Les infractions étaient sévèrement sanctionnées par des amendes, des saisies, des fermetures de magasins voire des peines d’emprisonnement.

Plus étonnant encore, la mode année 1940 femme a été encadrée par une législation très précise : interdiction des robes et jupes évasées, prohibition des pantalons avec revers, limitation de la longueur maximale des ourlets. Même les accessoires n’échappaient pas à la réglementation : impossible de fabriquer de grands sacs ou des ceintures dépassant 4 centimètres de largeur.

L’interdiction des importations

L’arrêt brutal des importations a porté un coup fatal à l’approvisionnement en matières premières. La laine d’Australie, le coton des États-Unis et la soie d’Extrême-Orient ne pouvaient plus atteindre nos ateliers. Cette situation a paralysé jusqu’aux usines de parfum de Grasse et Cannes, privées des fleurs de Madagascar ou de Bulgarie.

Face à cette pénurie, les créateurs ont dû repenser entièrement leur approche. Une fois les réserves d’avant-guerre épuisées, il a fallu se familiariser avec les fibres artificielles, principalement la rayonne et la viscose. Les maisons de couture, limitées à la création de 100 modèles par collection, devaient respecter une discipline économique stricte, allant jusqu’à récupérer le fil des anciennes collections pour composer les nouvelles.

Cet isolement commercial a contraint la France à vivre sur elle-même. Notre industrie, autrefois leader mondial de la mode, s’est retrouvée coupée de tous rapports avec l’étranger, obligeant le pays et ses habitantes à développer tout un système de substitution pour remplacer ce qui avait disparu.

La silhouette féminine transformée par les restrictions

Sous les restrictions imposées par l’Occupation, la silhouette féminine des années 1940 s’est métamorphosée, devenant l’emblème d’une époque où l’ingéniosité compensait les privations. Cette transformation n’était pas simplement une question d’esthétique, mais une réponse créative aux contraintes matérielles qui redéfinissaient la mode femme 1940.

Jupes raccourcies par nécessité

La pénurie de textiles a directement impacté la longueur des vêtements féminins. Les jupes et robes sont devenues plus serrées et considérablement raccourcies. Cette modification n’était pas dictée par une tendance, mais par la nécessité d’économiser chaque centimètre de tissu. En effet, les modèles adoptent une coupe droite, sans fioritures, abandonnant plis et volants trop gourmands en matière. Cette contrainte a paradoxalement donné naissance à l’emblématique jupe crayon, pièce maîtresse de la tenue femme seconde guerre mondiale.

Les restrictions étaient tellement sévères que les robes et jupes évasées furent officiellement interdites. Par conséquent, les silhouettes féminines s’affinèrent, devenant étroites et minces. D’abord conçues par nécessité, ces jupes courtes et droites ont fini par définir l’esthétique de l’époque. Néanmoins, à mesure que la guerre touchait à sa fin, la tendance s’inversa progressivement. Les jupes s’allongèrent peu à peu jusqu’à descendre, dès février 1947, à quelques centimètres au-dessus des chevilles, annonçant la révolution du New Look qui allait suivre.

Épaules structurées et taille marquée

En parallèle de cette verticalité forcée, la mode année 1940 femme a développé une horizontalité caractéristique au niveau des épaules. La ligne générale était claire : on élargissait les épaules, on raccourcissait les jupes et on accentuait la marque de la taille. Cette silhouette structurée empruntait aux codes militaires, avec des tailleurs sanglés comme des uniformes, des vestes à épaulettes carrées et des ceintures serrées.

L’épaulette, ce simple rembourrage servant à rehausser le vêtement et accentuer la carrure, est devenue l’accessoire emblématique de cette période. Très en vogue pendant la Seconde Guerre mondiale, elle rappelait délibérément la coupe carrée des uniformes, créant une allure de force et d’autorité. Cette période offrait ainsi des tenues aux lignes franches, parfaites pour souligner les épaules et donner une impression de stature imposante. Les tailles, quant à elles, étaient intentionnellement marquées pour contrebalancer le volume des épaules, dessinant une silhouette en X caractéristique.

Toutefois, vers la fin des années 40, cette rigidité s’adoucit. Les épaules devinrent plus arrondies et la dimension utilitaire fut progressivement abandonnée au profit d’une esthétique plus pure, préfigurant le retour à une féminité plus traditionnelle de l’après-guerre.

L’évolution des sous-vêtements

La mode 1945 femme ne peut être comprise sans examiner ce qui se cachait sous ces silhouettes transformées. Les sous-vêtements ont connu une évolution cruciale pour soutenir cette nouvelle esthétique. Alors que le corset, encore répandu au début du siècle, avait été progressivement remplacé par la gaine, c’est véritablement dans les années 30 et 40 que la lingerie remodela les silhouettes féminines, grâce à l’apparition de fibres plus souples et élastiques.

La pénurie affecta également ce secteur intime : la production des gaines en caoutchouc s’arrêta, cette matière étant réquisitionnée pour l’effort de guerre. Paradoxalement, cette contrainte s’avéra être un avantage pour les femmes travaillant dans les usines, qui avaient besoin de plus de flexibilité et de liberté de mouvement. Les gaines existantes comportaient généralement des panneaux élastiques à l’avant et à l’arrière, le reste du tissu demeurant rigide, avec parfois des baleines d’acier à l’arrière pour corriger la posture.

C’est pendant cette période que la mode femme année 1940 vit naître des innovations comme la guêpière et le soutien-gorge balconnet. Le port du soutien-gorge se généralisa, élevant la poitrine et lui donnant une forme arrondie. La firme américaine Warner introduisit le système de tailles de bonnets, de A à D, toujours utilisé aujourd’hui. Dans l’adversité, la lingerie française trouvait ainsi le moyen de se réinventer, contribuant à maintenir l’élégance malgré les restrictions.

Les matériaux de substitution : créativité forcée

Face à la pénurie généralisée, la mode femme 1940 s’est distinguée par une créativité sans précédent en matière de substitution. Alors que les matériaux traditionnels disparaissaient, les Françaises et les créateurs ont dû réinventer l’élégance avec ce qui restait à leur disposition.

Du bois à la rayonne : les nouvelles semelles

Quand le cuir devint réservé à l’industrie militaire, les chaussures se réinventèrent complètement. À partir de 1941, le semelage en bois s’imposa comme une solution incontournable, au point que le magazine Marie-Claire annonçait à ses lectrices qu’« elles arrivent de la forêt, les chaussures de l’armistice ». La société Smelflex commercialisa des semelles fabriquées selon un brevet allemand, rendues plus souples grâce à des entailles en zigzag. Pourtant, malgré la propagande et même une chanson de Maurice Chevalier intitulée La symphonie des semelles de bois, ces chaussures restaient lourdes, bruyantes et glissantes.

Les grands couturiers s’adaptèrent rapidement : Maggy Rouff associait ses robes de printemps à des souliers à semelle de bois, tandis qu’Alix complétait ses tenues estivales avec des sabots. Parallèlement, l’inventivité poussa à utiliser des matériaux inattendus comme le carton bouilli, le feutre, le papier journal recyclé, et même la paille ou le raphia pour fabriquer des chaussures « hors rationnement ».

Les textiles synthétiques font leur entrée

La disparition des importations de laine d’Australie, de coton américain et de soie d’Extrême-Orient accéléra considérablement l’adoption des fibres artificielles. La rayonne et la viscose, dérivées de la cellulose obtenue par transformation du bois, devinrent ainsi les matières premières de la tenue femme seconde guerre mondiale. Ces textiles, moins chauds et moins résistants au lavage que leurs prédécesseurs naturels, étaient néanmoins les seuls disponibles.

Cette contrainte s’avéra finalement porteuse d’innovation. En effet, des avancées spectaculaires dans l’utilisation des textiles artificiels ont eu lieu durant l’Occupation, bouleversant l’habillement et engendrant une nouvelle mode 1945 femme qui perdurera jusque dans les années 1960. Comme le proclamait la créatrice Mme Agnès : « si nous manquons de feutre, de soie, de paille exotique, pour nos modèles, moi j’en ferai avec des bouts de ficelle ! ».

Quand les rideaux deviennent des robes

L’art de la récupération atteignit son apogée avec la transformation des textiles domestiques en vêtements élégants. À Lyon, un témoignage résume parfaitement cette pratique : « Mes sœurs étaient très bien habillées mais nous n’avions plus de rideaux aux fenêtres ». Les magazines féminins comme Marie-Claire et Le Petit Écho de la Mode prodiguaient constamment des conseils aux ménagères pour raccommoder des pièces de tissus différents et recycler leurs rideaux en vêtements.

Cette pratique, qu’on appellerait aujourd’hui « upcycling », consistait à récupérer des produits inutilisés pour les transformer en pièces de qualité. Les tissus d’ameublement comme les rideaux et les nappes, souvent fabriqués en lin ou en coton, offraient l’avantage d’être plus résistants que les textiles synthétiques de l’industrie. Ainsi, même dans les conditions les plus difficiles, la mode femme année 1940 s’est nourrie de cette créativité forcée, transformant d’anciennes tentures en élégantes robes à fleurs ou à motifs.

Cette ingéniosité née des circonstances a même lancé des tendances durables : ficelles méticuleusement tressées pour créer sacs et accessoires, semelles compensées qui resteront en vogue bien après la guerre. La pénurie a ainsi paradoxalement enrichi le vocabulaire créatif de la mode française.

La mode comme acte de résistance quotidienne

Au-delà des simples nécessités vestimentaires, la mode femme 1940 est devenue un langage silencieux de résistance. Dans l’ombre de l’Occupation, chaque choix vestimentaire pouvait dissimuler un acte de défi, transformant l’apparence en arme subtile contre l’oppression.

Les couleurs patriotiques discrètement intégrées

Dans une période où l’expression patriotique était surveillée, les Françaises ont astucieusement incorporé les couleurs nationales dans leurs tenues. Certaines couvertures de magazines utilisaient délibérément le bleu-blanc-rouge du drapeau français, tandis que des accessoires aux couleurs patriotiques ornaient discrètement les silhouettes. Ce patriotisme textile s’exprimait avec finesse : un ruban bleu, une fleur blanche, un détail rouge – autant de symboles discrets mais significatifs dans la mode femme année 1940.

Les messages codés dans les tenues

Plus surprenant encore, certains éléments vestimentaires servaient de véritable système de communication clandestine. À l’instar des messages codés diffusés par Radio Londres pour coordonner les actions de la Résistance, certains motifs ou accessoires portés signalaient des appartenances ou transmettaient des informations. Entre 1941 et 1944, Radio Londres a diffusé un nombre incalculable de phrases secrètes, et cette pratique du code s’est parfois étendue au domaine vestimentaire, permettant aux résistants de se reconnaître sans éveiller les soupçons.

L’élégance comme affirmation de dignité face à l’occupant

L’inventivité dans la mode année 1940 femme témoignait avant tout d’un devoir de dignité face à l’occupant. Mme Agnès, créatrice renommée, exprimait parfaitement cet esprit : « si nous manquons de feutre, de soie, de paille exotique pour nos modèles, moi j’en ferai avec des bouts de ficelle ! ». Cette détermination à maintenir l’élégance française malgré tout constituait une forme de résistance quotidienne.

Témoignages de femmes qui ont défié l’occupation par leur style

Des figures emblématiques de la mode ont activement participé à cette résistance. Jacques Heim, couturier surveillé par les Allemands, a vu son entreprise aryanisée mais a poursuivi son travail. Marie-Louise Castanié, directrice de L’Officiel, était membre des réseaux Bourgogne et Alliance, en lien direct avec Londres. Ces actions illustrent comment la tenue femme seconde guerre mondiale pouvait dissimuler un engagement plus profond.

À la Libération, cette résistance silencieuse a explosé en scènes de liesse. Comme le rapporte un témoin : « C’était une explosion de joie, d’allégresse de l’ensemble de la population », marquant la fin d’une période où l’apparence avait servi de bouclier et d’étendard pour la dignité française.

L’héritage durable de la mode 1945 femme

La période de l’après-guerre a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire de la mode féminine. Alors que les femmes abandonnaient progressivement leurs tenues utilitaires, les innovations nées des restrictions allaient paradoxalement définir l’avenir de la haute couture et du prêt-à-porter.

Les innovations techniques nées de la nécessité

Les avancées spectaculaires dans l’utilisation des textiles synthétiques pendant l’Occupation ont révolutionné l’habillement bien au-delà de la période de crise. En effet, l’adoption forcée de la rayonne et de la viscose a ouvert la voie à une nouvelle approche du vêtement qui s’est perpétuée jusque dans les années 1960. Par ailleurs, le recours aux matériaux alternatifs comme le bois pour les semelles a stimulé une créativité technique qui a survécu à la fin des hostilités. Ces innovations, nées dans l’adversité, ont finalement enrichi le vocabulaire créatif de la mode française pour les décennies suivantes.

L’influence sur le New Look de Dior

Le 12 février 1947, Christian Dior présente sa première collection qui marque une rupture complète avec la mode des années de guerre. Baptisée « New Look » par Carmel Snow, rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, cette révolution stylistique s’inscrit comme une réaction directe aux contraintes de l’Occupation. Dior restaure une féminité que la guerre avait mise entre parenthèses, proposant des silhouettes aux épaules douces, à la taille étranglée « comme des lianes » et aux jupes amples nécessitant parfois jusqu’à douze mètres de tissu. Cette collection n’arrive pas comme une évolution progressive mais comme une vision intégrale et aboutie, signant le retour triomphal de l’opulence.

Ce que la mode contemporaine doit à cette période

L’héritage de cette époque est omniprésent dans la mode contemporaine. La silhouette féminine des années 1950 dérive directement du New Look de 1947, tandis que le perfectionnement des tissus synthétiques a transformé durablement notre rapport au vêtement. De plus, l’esprit d’inventivité né des restrictions a inspiré de nombreux créateurs jusqu’à nos jours. Certes, ce tournant n’a pas fait l’unanimité à l’époque – certains y voyant une régression pour l’indépendance des femmes – mais il a néanmoins défini un nouveau langage esthétique. Les longues jupes et le retour du corset signalaient symboliquement la fin des restrictions gouvernementales sur les matériaux et le retour à une féminité assumée.

Les années 1940 ont marqué un tournant décisif dans l’histoire de la mode française. Face aux restrictions sans précédent, nous avons assisté à une remarquable démonstration de résilience et de créativité. Les Françaises ont transformé chaque contrainte en opportunité, donnant naissance à des innovations qui continuent d’influencer la mode contemporaine.

Cette période sombre a paradoxalement enrichi notre patrimoine vestimentaire. Les textiles synthétiques, d’abord utilisés par nécessité, sont devenus des matériaux essentiels de la mode moderne. Les silhouettes structurées aux épaules marquées, bien que nées des restrictions, ont défini une nouvelle esthétique féminine qui résonne encore aujourd’hui dans les collections des grands créateurs.

La libération a finalement permis l’éclosion du New Look de Christian Dior, symbolisant le retour triomphal de l’élégance française. Néanmoins, nous gardons précieusement les leçons de cette époque : l’ingéniosité face aux contraintes, la créativité dans l’adversité, et surtout, la capacité de la mode française à se réinventer sans jamais perdre son âme. Cette période difficile nous rappelle que la véritable élégance naît souvent des plus grands défis.

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